Pourquoi je me sens si mal, si inutile et si insignifiante lorsque les autres ne sont plus là ?
C'est comme un artiste. Il ne vit que pour le spectacle. Il se sent vivre sur les planches, sur l'avant de la scène ... Mais quand les lumières s'éteignent, il se retrouve seul dans le noir.
Quand ils ne sont plus là je ne me sens plus personne. Quand ils ne sont plus là c'est comme si je perdais mon âme. Je ne suis rien sans eux. Mon coeur ne trouve plus son rythme et mes poumons perdent leur souffle. Ils sont mon oxygène, mon bonheur et mes ailes. Mais alors que puis-je faire ?
Je sais que je dois apprendre à vivre seule, à devenir autonome. Je sais l'être, mais quand ils ne sont plus là je perds tout mon Être. Ce gouffre en moi est si grand qu'il m'en fait mal.
Je suis la fille que l'on croit bien dans sa peau. Je suis celle que l'on croit insouciante et heureuse à chaque instant. Mais ne serait-ce pas un role ? Comme un masque qu'on endosse à chaque réprésentation. Au fond quand je me retrouve seule je ne suis plus personne. Je suis tristesse et mélancolie. Nostalgique au plus profond de mon âme. Le passé s'attache plus à moi que je ne voudrais m'attacher à lui. Ceux qui ne me conaissent que superficiellement pensent que je suis celle qui rie toujours. Mais au fond de mon lit, tard le soir, quand il n'y a plus âme qui parle, quand il n'y a plus personne autour de moi, je me sens si seule ...
Pourtant je ne peux pas me permettre de ma plaindre. Je ne suis pas malheureuse ... Enfin je crois. A vrai dire je ne le sais pas vraiment. Quand ceux que j'aime sont là je me sens vivre, je me sens si bien, je suis tellement heureuse. C'est simplement le manque et l'abscence qui me font mal.
Je sais que j'ai de la chance, bien plus que la plupart des autres personnes sur cette Terre.
Je peux marcher, je mange à ma faim, j'ai un toit ou m'abriter, des bras dans lesquels pleurer, des amis et une famille sur qui je peux compter...
Non je ne me plaindrais pas. Pas aujourd'hui, ni demain je l'espère. Même si parfois ça peut sonner faux dans ma bouche à la vue de ce que je suis, ou plutot de ce que je ne suis pas, lorsque je suis seule au fond d'une pièce plongée dans le noir, Je crois que je dois vous dire que malgrés tout j'arrive à etre heureuse la plupart du temps.
Je crois que j'en ai assez, même plus qu'il n'en faut, pour me contenter de ce que l'on m'offre.
Du moment qu'ils seront là, je serais capable de ne pas dire " Adieu "